Les Droits Fondamentaux

Publié le par Crystal

Au centre de l'agitation qui sévit dans la sphère politique, il me semble discerner une confusion dérangeante autour d'un thème pourtant central qui semble aujourd'hui en proie à de nombreuses dérives, à savoir: les droits fondamentaux.

Il ne s'agit pourtant pas d'une idée creuse qui doit être brandie comme un étendard politique. A mon avis, il est impossible de construire un système qui se veut réellement juste sans avoir recours à un principe de cet ordre.

Plutôt que de m'étendre en discours vains, mieux vaut expliquer ce que j'en ai retenu:

<< Les droits fondamentaux concernent la satisfaction des besoins élémentaires de l'individu, sans laquelle il ne peut survivre physiquement, intellectuellement ou socialement. Ils sont ceux pour lesquels un individu en pleine possession de ses moyens ne peut pas ne pas lutter, car leur négation entraîne sa perte à court ou long terme.

Toute société qui cherche à mettre la justice au panthéon de ses valeurs se doit de tout mettre en oeuvre en vue de la preservation et du respect universel de ces droits, car leur négation entraîne nécessairement la révolte, c'est-à-dire qu'un individu ou une population, dans la mesure où ils sont privés de ces droits, se doivent envers eux-mêmes de se révolter.

Il ne s'agit pas là d'une idée philantropique née d'une quelconque générosité vis-à-vis de l'humanité, mais plutôt de la constatation pragmatique de ce qu'une société stable et libre d'opression ne peut exister qu'à la condition de la garantie de ces droits.

On ne peut attendre de qui que ce soit un comportement favorable à la société dans l'éventualité où ces droits lui seraient refusés. Réciproquement, leur garantie est la condition nécessaire, pour tout individu, à l'accession à la citoyenneté, c'est-à-dire à la participation libre et responsable aux affaires publiques.

Dans une société juste, le respect de ces droits doit primer sur toute autre considération, car il est le garant du processus démocratique. Seulement dans le cas où l'application de ces droits engendre un conflit, on doit établir une pondération entre la survie du plus grand nombre d'une part, et la sauvegarde du système de droit d'autre part. >>

Ce qui signifie, en substance, que l'ambition de l'humanité n'est pas de s'enrichir, comme le prétendent certains, mais simplement de survivre. Et aussi que tant que le système politique global ne rendra pas légitime, devant toute autre motivation, celle de survivre, la paix globale ne sera qu'un idéal.

De facon non exhaustive, il me semble que nous devons garantir,
Pour ce qui est du physique:
-l'accès à l'eau, à un abri, à la nourriture, à l'énergie et aux soins
Pour l'intellectuel:
-l'éducation, la culture, la possibilté d'une information indépendante et finalement la liberté de penser
Pour le social:
-l'accès au transports et à la communication, ainsi que la liberté d'expression, d'association et d'être médiatisé (étant donné qu'il ne sert à rien de parler sans être entendu)

Et encore, il ne s'agit que des droits des individus et pas de ceux des groupes sociaux, qui sont également nécessaires à la structuration sociale.

Ma question: peut on se permettre d'espérer ?

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